Comment concilier l'efficacité et le pragmatisme de l'ingénieur avec la rigueur scientifique et la maitrise des connaissances
théoriques nécessaire aujourd'hui à la connaissance et à la mise en application des avancées de la physique moderne?
D'autant plus que les théoriciens se considèrent de nos jours assez volontiers, aussi, comme des philosophes.
Heureusement les laboratoires de physique appliquée, sont très occupés à réaliser chaque jour de
nouveaux prodiges sans trop se préoccuper des justifications formelles et leur extrême ingéniosité compense leur éloignement d'une théorie inaccessible.
L’appel du large
Juste en rassurante illustration, observons pourtant que les comètes, par exemple, aussi exceptionnelles, rares et imprévisibles que les percées théoriques, sont rarement découvertes par les observatoires géants…
Le plus souvent, ce sont des amateurs passionnés, équipés de télescopes rudimentaires qui les aperçoivent.
Quand à nous, les ingénieurs, nous qui bataillons aux avant-postes de la réalité naturelle, nous refusons d’être marginalisés par une théorie incompatible avec notre viscéral pragmatisme.
Nous voulons réussir, sans dépendre des fantaisies et des caprices d’un sérail, ni sans forcément sacrifier aux rituels des obscures initiations qui apportent visiblement tant de délices à l’actuel establishment !
Notre accès aux perspectives d’innovations que nous pressentons, ne peut pas dépendre de notre passage obligé sous les fourches caudines d’une conception officielle, très impressionnante certes, mais somme toute relativement arbitraire.
Même quand elle s’autoproclame standardisée.
La routinière abstraction théorique est loin de nous satisfaire!
La course aux fantastiques perspectives, vers les forces et les énergies nouvelles, nous concerne au premier chef, nous aussi..
C’est une bien trop belle aventure, pour en laisser l’exclusivité à de très sympathiques, mais beaucoup trop doctes, Nimbus.